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exposition
en cours

420 nanomètres

Anne Goyer

du 7 mai au 31 août

Vernissage le vendredi 7 mai à 18h

Entrée libre du lundi au vendredi de 14h à 17h30

actualités

Moving d'un mur à l'autre 

Mercredi 27 août 

Visite des peintures murales du festival Les Nouveaux Ateliers

Départ du centre d'arts

Finissage de l'exposition et musique live

Jeudi 27 août à 18h

Finissage avec performance musique en live de Julien Lamarre et rencontre avec Anne Goyer, dans le cadre de la rentrée de l’art contemporain

micro-folie

Programme août-octobre 2026

Prochains rendez-vous

Exposition Libérés ! 1942-1945

Archives départementales

Une proposition du service patrimoine 

du 21 au 28 août 

Jeu vidéo Discovery Tour Egypte Ancienne

Mercredi 26 août de 14h à 17h30

à partir de 8 ans

infos pratiques

Expositions

du lundi au vendredi

de 14h à 17h30

sur rendez-vous après 17h30

Micro-Folie

du mardi au vendredi

de 14h à 17h30

Pour toute réservation de groupe, contactez-nous !

Centre d'arts Fernand Léger
Château Saint Gobain
1 avenue du Général De Gaulle
13110 Port de Bouc

04.42.40.65.19

centre.arts@portdebouc.fr
microfolie@portdebouc.fr

thématique 2026-2027

Get up - stand up
Quand l'art prend position

De façon intemporelle et universelle, la notion de Résistance revêt un caractère polysémique dans sa manière d’appréhender le monde et de refuser ce qui semble immuable. Scientifique, politique, sociétale, économique, esthétique, technologique ou poétique, elle occupe une place primordiale dans l’histoire des arts visuels et pose la question du rapport de l’artiste à son environnement. Si à la Préhistoire, l’homme développe l’art pariétal dans une volonté symbolique de dominer la nature et de s’affirmer face à la peur et à l’invisible, il aspire dès l’Antiquité à témoigner de son passage sur terre : l’art funéraire égyptien peut alors s’appréhender comme un moyen de résistance face à la mort. Le Moyen-Âge et la Renaissance sont un temps d’humanisation du sacré et de développement culturel majeur en contrepoint à de multiples instabilités politiques d’une part et d’un objectif de dépassement de soi d’autre part qui s’incarne dans l’épanouissement architectural, scientifique et identitaire.
Par la suite de nombreux artistes s’engagent plus personnellement et s’illustrent dans la représentation de résistances sociales et politiques à l’instar de Francisco de Goya, Eugène Delacroix, Gustave Courbet, Honoré Daumier, Pablo Picasso, ou encore Otto Dix, Diego Rivera, Kathe Kollwitz et Frida Kahlo. Ils dénoncent la violence et la barbarie des conflits, l’oppression des strates populaires de la société, ou encore montrent les victimes et les minorités dans toute leur détresse existentielle. Ils ouvrent la voie aux artistes contemporains qui réfléchissent, dans la continuité de Joseph Beuys, à la place de l’art comme moyen de transformation sociale profonde à une époque de combats idéologiques, libertaires, féministes, LGBTQI+, écologiques, technologiques et finalement citoyens. On retiendra ainsi Hans Haacke et sa critique des institutions, Barbara Kruger travaillant sur la question des dominations et du langage, Guerrilla Girls ou Marina Abramovic sur le pouvoir du corps et l’invisibilisation des femmes, Ai Waiwai dénonçant la surveillance et la limitation des libertés publiques, Olafur Eliasson sur la responsabilité collective face au dérèglement climatique, Zanele Muholi sur la question du genre… S’intéresser à la question de la « Résistance » en 2026, c’est inviter à poser un regard critique sur une société en mutation qui, aux côtés des artistes, doute et s’interroge pour la mise en oeuvre d’autres possibles.

le mot du Maire

Résister pour la liberté

« La culture est la résistance de l’esprit contre la barbarie », Pablo Neruda


Le centre d’arts Fernand Léger est un bastion d’éducation populaire, d’apprentissage et d’échange au sein duquel nous échafaudons collectivement des résistances plurielles. Un principe fondateur qui permet à la fois de nourrir d’espoir l’avenir de nos enfants et de dynamiter les inégalités qui pourraient empêcher l’ensemble des publics d’accéder à l’émancipation. Résister dans l’art, c’est donc se rendre toujours plus libre : libre de s’interroger, de débattre, d’apporter son point de vue et de dessiner des chemins qui s’ouvrent vers des lendemains qui chantent.


Nous aborderons cette nouvelle année 2026-2027 en revendiquant fièrement notre attachement à la Résistance et toutes ses traductions dans l’art. Une façon également pour notre équipe municipale de saluer la mémoire de celles et ceux qui ont toujours lutté avec détermination et dignité contre la barbarie, la haine et toutes formes d’obscurantisme. En nous appuyant sur le château Saint-Gobain et le musée numérique Micro-Folie, nous proposerons aux publics de découvrir un large éventail d’oeuvres qui éveillent les consciences. À l’échelle communale, nous continuons de résister aux logiques ultra-libérales qui piétinent l’accès à la culture. Notre objectif reste toujours le même, faire de l’accès à toutes formes d’art, un droit indépendant de la situation sociale, géographique ou financière de nos habitants. Résister c’est construire l’avenir et cela doit nécessairement se faire par la convergence des forces vives de notre commune. C’est pourquoi je veux, une nouvelle fois, remercier l’ensemble des agents, des professeurs, des intervenants, des artistes, des parents et des enfants qui permettent à notre centre d’arts plastiques de rayonner bien au-delà des frontières communales. L’effervescence culturelle et la détermination humaine ne font qu’un à Port de Bouc, il s’agit d’un maillage ferraillé de liberté, de fraternité et d’égalité qui consolide chacun des liens qui sont les nôtres. C’est grâce à ce principe de résistance collective, au dynamisme de chacun et à la culture du vivre ensemble que nous pouvons engager notre ville dans une résistance artistique avant-gardiste, émancipatrice et porteuse de justice pour toutes et tous. 


Laurent Belsola, Maire de Port de Bouc

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